Concours Batissiel

Article paru dans le quotidien Le Progrès daté du 16 juin 2020Gaëlle, Camille et Philomène, toutes trois âgées de 12 ans et élèves de 5e 3 au collège Pierre Hyacinthe Cazeaux, présentent le projet de leur classe résumé dans une vidéo de dix minutes.

« Au départ, on avait choisi Logo pour y envisager un espace associatif dans une usine désaffectée, mais en apprenant l’existence de l’association La Friche en herbe, on a rebondi et nous avons opté pour Albin Paget, cela représente un avantage. »

Il s’agit là d’un projet collectif pour lequel ces trois adolescentes volontaires ont été choisies par leur professeur de technologie, Alain Piard, pour représenter la classe.

Cette année, confinement oblige, il n’y aura pas de finale académique ni de sélection nationale. Les 35 classes participantes ont reçu pour mission de réaliser une vidéo mettant en valeur leur réflexion.

L’enregistrement visualise une présentation du collège, le projet de centre multiculturel, l’association de La Friche en herbe, l’histoire d’Albin Paget. Et en final un bonus sous forme de bêtisier.

Pour ce faire, a été utilisé un logiciel 3D et un casque virtuel, le tout permettant de voir les plans et de se déplacer dans trois niveaux. Des professionnels contactés ont apporté leurs conseils. Ainsi, Lætitia, architecte, Cyrille, commercial en isolation, Émeline, responsable d’une galerie d’art, Julie, pour les mesures d’accès des personnes à mobilité réduite, et Thibaud, charpentier. D’autres acteurs devaient être sollicités, un chauffagiste notamment, mais la crise sanitaire l’en a empêché. Au total, quatre après-midis de travail par groupe ont été nécessaires. Une dernière phase consiste à traduire en anglais des dialogues.

L’un des objectifs pour concrétiser leur travail serait de mettre sur pied une expo des savoir-faire.

Gaëlle, Camille, Philomène, ont apprécié cette expérience « On a tenu compte du cahier des charges de l’ association La Friche en herbe qui a déjà étudié les possibilités d’aménagements des lieux et entrepris des travaux. Mais on a aussi gardé nos propres idées. Cet exercice nous a sorti de notre zone de confort : le fait de devoir parler devant la caméra par exemple, de nous retrouver en dehors du collège… On pense adhérer par la suite à l’ association de la friche qui peut être reprendra certaines de nos idées ».